01Application mobile2026
Kinrise
Une application d'entraînement qui s'adapte à l'objectif, au matériel et au temps de chacun.
- Rôle
- Recherche, UX/UI, prototype, développement de l'app iPhone
- Période
- Juillet à octobre 2026
- Livrables
- 3 personas et leurs parcours, 38 écrans, prototype cliquable, design system, app native

Le contexte
Les applications de sport proposent des centaines de séances, mais rarement la bonne. Avant de dessiner, j'ai analysé les interfaces de Nike Training Club, Decathlon Coach, Freeletics, FizzUp et FitOn.
Le problème
Comment recommander une séance pertinente dès la première ouverture, puis donner envie de revenir, seul ou avec des sportifs près de chez soi ?
Pour qui, avant quoi
La même application doit convenir à une débutante qui ménage son genou, à un sportif qui organise des séances de groupe et à un père de famille qui reprend pour son dos. J'ai construit trois personas qui couvrent les choix de l'onboarding : objectif, niveau, lieu d'entraînement. Pour chacun, une carte d'empathie et un parcours en six étapes, de l'installation à la routine, relié aux écrans du prototype et à une courbe d'émotion. Chaque parcours a un point bas : c'est là que le design devait répondre.
Ce sont des proto-personas. Ils s'appuient sur l'audit UX du prototype et sur les maquettes, pas sur des entretiens : je les traite comme des hypothèses à confronter à de vrais utilisateurs, et c'est la prochaine étape du projet.
La reprise guidée
Julie Martin
28 ans, chargée de communication. Débutante, en salle, quatre séances par semaine.
« Je veux un programme qui me dise quoi faire, sans me refaire mal au genou. »
- Son besoin
- Être guidée pas à pas, avec la certitude que chaque exercice respecte son genou.
- Son point bas
- Semaine 2, malade, elle ne fait que deux séances sur quatre : « J'ai tout gâché. » C'est là qu'elle avait abandonné ses deux applications précédentes.
- La réponse de Kinrise
- La zone « Genoux » cochée à l'onboarding écarte les exercices à risque, et un badge le rappelle en séance. Une semaine difficile ajuste la suivante au lieu de compter comme un échec.
L'organisateur
Karim Benali
34 ans, technicien de maintenance. Avancé, il prépare sa deuxième course Hyrox.
« Je m'entraîne mieux à plusieurs. Je cherche des gens motivés, pas un groupe de messagerie de plus. »
- Son besoin
- Remplir ses séances du samedi avec des sportifs fiables du quartier, en gardant le contrôle sur qui le rejoint.
- Son point bas
- La veille de la séance, deux désistements de dernière minute : « Encore deux absents. » Des places perdues, et un groupe à relancer à la main.
- La réponse de Kinrise
- Il accepte chaque demande en un geste, avec le niveau du demandeur sous les yeux. Des réponses rapides, « J'arrive », « Retard 5 min », « Je me désiste », évitent les absences silencieuses.
Le retour au mouvement
Thomas Lefèvre
46 ans, responsable logistique, deux enfants. Débutant, au salon, trente minutes le soir.
« J'ai trente minutes le soir, quand les enfants sont couchés. Pas une de plus. »
- Son besoin
- Une routine courte, rassurante pour son dos et lisible de loin, qui ne le culpabilise pas.
- Son point bas
- Dès le premier jour, il se sent hors cible : « Je ne suis pas un sportif. » En semaine 2, les enfants tombent malades et les rappels sonnent comme des reproches.
- La réponse de Kinrise
- Seulement des séances faisables au salon en trente minutes, un mode TV lisible depuis le tapis et un bouton « + 15 s » pour souffler sans culpabiliser. Prochaine itération : des rappels réglables par type.
Les documents
Télécharger le dossier complet (PDF, 11 pages)
Les trois personas, alignés sur les choix de l'onboarding. 
Julie : la peur pour son genou, la culpabilité après une semaine ratée. 
Son parcours : le point bas, c'est la semaine ratée. 
Karim : fier quand le circuit affiche complet, agacé par les désistements silencieux. 
Son parcours : le point bas, ce sont les désistements de la veille. 
Thomas : la peur de se blesser et le sentiment d'être hors cible. 
Son parcours : deux points bas, le déclic et les imprévus de la semaine 2.
Trois décisions clés
le cœur du cas d'étude
- 01
La valeur avant l'effort
- La contrainte
- Julie a déjà abandonné deux applications de sport. Exiger un compte dès l'arrivée fait partir les gens avant même qu'ils aient vu ce qu'on leur propose.
- Le choix
- L'objectif, le profil et l'équipement viennent d'abord. Le compte se crée à la fin, une fois le programme prêt.
- Ce que ça change
- On voit ce qu'on gagne avant de donner son adresse e-mail.
- 02
Une couleur ne suffit jamais
- La contrainte
- Le suivi de progression reposait sur un code vert, jaune, rouge, illisible pour une partie des personnes daltoniennes.
- Le choix
- Chaque évolution porte aussi une flèche et une valeur. Le texte blanc sur le bleu des boutons atteint 4,7:1.
- Ce que ça change
- L'information passe même sans la couleur.
- 03
S'entraîner ensemble, sans s'exposer
- La contrainte
- Karim veut ouvrir ses séances à des inconnus, Thomas hésite à partager sa position. Une carte des sportifs proches pose une vraie question de sécurité.
- Le choix
- Positions arrondies dans un rayon de 10 km, demandes pour rejoindre une séance, règles de la communauté lues avant la première rencontre.
- Ce que ça change
- On trouve des partenaires sans révéler son adresse.
Les écrans

L'objectif, première question de l'onboarding. 
Les objectifs, toujours lisibles sans la couleur. 
Le lecteur de séance, utilisable d'une main. 
Le temps de repos entre deux séries. 
La carte des séances proches, positions arrondies. 
Les règles, lues avant la première rencontre. 
Le chat, ouvert une fois la demande acceptée. 
La résiliation, visible et sans détour.
Les résultats
des faits, pas des promesses
- 38écrans haute fidélité en 5 parcours
- 4scénarios de test chronométrés sur prototype cliquable
- iPhoneapp native testée sur appareil réel
- 3personas, avec carte d'empathie et parcours en six étapes
Ce que j'en retiens
Le modèle freemium m'a obligé à dessiner la sortie aussi soigneusement que l'entrée. La résiliation est visible depuis « Mon abonnement », sans parcours caché.